| Auteur de l'oeuvre : |
Pesnelle Charles Albert (peintre)
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| Catégorie technique : |
peinture
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| Commune forme index : |
Ableiges
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| Copyright : |
(c) Monuments historiques
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| Année de creation : |
1888
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| Dénomination : |
tableau
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| Description : |
Tableau ornant un retable architecturé, encadré de deux pilastres supportant un entablement, sommé d'un fronton arrondi accosté de deux anges agenouillés. On remarque en haut du cadre la trace de l'emplacement d'un cartel indiquant qu'il s'agissait peut-être d'un tableau de salon.
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| Dimensions : |
h = 114, la = 76 (sans cadre) ; cadre : h = 153, la = 115 (cadre)
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| Date de la derniere mise a jour : |
2024-06-25
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| Date de création de la notice : |
2018-11-09
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| Domaine : |
Peinture
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| Date et typologie de la protection : |
2012/01/23 : inscrit au titre objet
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| Cadre de l'étude : |
liste objets inscrits MH
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| Historique : |
Le tableau est intégré dans un retable datant du 17e siècle, probablement commandé par Gilles IV de Maupéou (1647-1727), contenait autrefois un tableau de grande dimension dédié à saint Martin. Le tableau, peut être endommagé pendant la seconde guerre mondiale, aurait été remplacé à l'initiative du curé Favier, originaire de Montgeroult, par le tableau actuel, dont la facture de cette peinture se rapproche de l'esthétique prônée par la confrérie préraphaélite (Pre-Raphaelite Brotherhood), fondée en 1848 par le peintre et poète Dante Gabriel Rossetti, son frère William Michael Rossetti, critique d'art et porte-parole du mouvement, les peintres John Everett Millais, William Holman Hunt et James Collinson, le critique d'art Frederick George Stephe, et enfin le sculpteur et poète Thomas Woolner. Le mouvement, rejoint par Edward Burne-Jones et Frédéric Leighton, s'est épanoui en Angleterre entre 1860 et 1900, en réaction à l'Angleterre victorienne et à sa morale conservatrice et puritaine, rejetait les conventions de l'art académique, la sentimentalité béate et le fini sombre de la peinture des années 1840. Ces artistes, en quête d'une beauté idéale, puisaient aux sources de la peinture italienne de la Renaissance incarnée par Raphaël et ses prédécesseurs, comme Botticelli. Ils ont réintroduit dans leur peinture le sens du détail et les couleurs vives. Le mouvement trouve une résonance en France dans le courant symboliste représenté, par exemple, par Elizabeth Sonrel, artiste peintre à Tours autour de 1900, dont les portraits de femmes sont nettement influencés par l'esthétique préraphaélite. Albert-Charles Pesnelle, élève des peintres académiques Alexandre Cabanel et Nicolas Luc-Olivier Merson, a peint des portraits, des scènes historiques et des scènes de genre marquées par l'esprit romantique et l'esthétique symboliste. Ses oeuvres ont été présentées à plusieurs salons d'exposition entre 1885 et 1889.
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| Inscription : |
signature;date
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| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM95001332&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
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| Matériaux : |
toile (support) : peinture à l'huile
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| Numéro de l'arrêté de protection : |
Arrêté n°12-019.
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| Observations : |
Fiche CAOA et photographie manquante à la MPP. Se renseigner auprès de la Conservation des antiquités et des objets d'art.
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| Précision sur l'inscription : |
Signature et date (en bas à droite) : Albert Pesnelle - 1888.
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| Précision_sur la representation : |
Saint Sébastien est représenté assis, la poitrine transpercée d'une flèche, sous les traits d'un jeune homme aux cheveux bruns et au visage gracieux. Sa plastique parfaite est mise en valeur par l'éclairage latéral qui détermine des zones d'ombre et permet de peaufiner le modelé du corps. Son visage tourné de trois quart vers la gauche, bien qu'expressif, ne laisse pas vraiment transparaître la douleur. On a l'impression que le modèle a plutôt été peint pour son aspect séduisant, dans une recherche de beauté idéalisée, que pour servir à l'édification religieuse. Son torse est à demi voilé par un tissu léger et transparent de couleur mauve laissant deviner l'anatomie. Le bas du corps est enveloppé dans une draperie rouge d'apparence soyeuse. Le fond décoratif, qui participe à la mise en valeur de l'ensemble, simule une tenture ou un papier peint à fleurs et à feuilles ; la figure du martyr est soulignée par une arcature d'inspiration mauresque faisant partie de ce décor. La peinture est enchâssée dans un très beau cadre en bois et plâtre doré, orné de rinceaux de feuillages et de frises de motifs stylisés (losanges), datant de la même époque que le retable.
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| Typologie de la protection : |
inscrit au titre objet
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| Référence à une notice Merimée : |
https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00079971
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| Indexation iconographique normalisée : |
sagittation de saint Sébastien
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| Siecle de création : |
4e quart 19e siècle
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| Statut juridique du propriétaire : |
propriété de la commune
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| Titre iconographique : |
Saint Sébastien
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| Commune forme editoriale : |
Ableiges
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| Typologie du dossier : |
dossier individuel
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