N° PM95001323 - tableau : L'Espérance

 
Edifice : église Notre-Dame
Emplacement : nef, pilier nord-est
Emplacement 4950003
  95000 Pontoise
Image manquante

Informations :

Catégorie technique : peinture
Commune forme index : Pontoise
Copyright : (c) Monuments historiques
Dénomination : tableau
Dimensions : h = 133, la = 92 (avec cadre)
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-25
Date de création de la notice : 2018-11-09
Domaine : Peinture
Date et typologie de la protection : 2012/01/23 : inscrit au titre objet
Etat : oeuvre restaurée
Cadre de l'étude : liste objets inscrits MH
Historique : Les tableaux de La Foi (PM95001324) et de L'Espérance sont deux pendants illustrant les vertus théologales auxquelles manque la Charité. Si la Foi est facilement identifiée par ses attributs habituels, il n'en est pas de même pour l'Espérance. Le flambeau et la cruche versant de l'eau ne font pas partie des attributs recensés ; l'Espérance est souvent représentée avec une ancre. Ces attributs inédits ont toutefois une forte connotation d'espoir et l'artiste a pu vouloir réaliser une composition originale correspondant à sa vision personnelle de l'Espérance. Le flambeau est un repère lumineux qui se diffuse au loin ; l'eau est un élément qui apaise le feu ; le visage tourné vers le Ciel est une constante des représentations de l'Espérance. L'allégorie utilise l'image et la personnification, assurant une synthèse narrative et une cohérence spatiale, pour exprimer une pensée ou un concept. Ce langage artistique connaît un large développement dans l'iconographie chrétienne prônée par la Contre-Réforme catholique. Le style de cette peinture s'inspire de la seconde école de Fontainebleau représentée par Toussaint Dubreuil, Ambroise Dubois et Martin Fréminet : on y retrouve la clarté de distribution des motifs et le goût des figures harmonieuses aux visages idéalisés ; les couleurs pastel et acidulées du vêtement de l'Espérance évoquent également la peinture du maniérisme tardif représentée par Jacques Bellange (1575-1616) ou Jacques Callot (1592-1635). La famille Dampont est originaire du village d'Us (le château d'Us est d'ailleurs dit de Dampont) : elle était propriétaire de nombreuses terres entre Us et Pontoise. Une dame nommée Bonaventure de Dampont ou de la Passion a été prieure à l'Hôtel-Dieu de Pontoise, entre 1628 et 1647.
Inscription : armoiries
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM95001323&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : toile (support) : peinture à l'huile
Numéro de l'arrêté de protection : Arrêté n°12-012.
Observations : Fiche CAOA et photographie manquante à la MPP. Se renseigner auprès de la Conservation des antiquités et des objets d'art.
Personnes liées à l'objet : Dampont de, famille (donateur)
Précision sur_l'état : Restauration effectuée de 2008 à 2010 par Mélodie Bouillot.
Précision sur l'inscription : Armoiries (en bas à gauche) : de la famille de Dampont.
Précision_sur la representation : L'Espérance est représentée sous les traits d'une jeune femme brandissant un flambeau de la main droite et empoignant fermement de la gauche une cruche pour déverser de l'eau rafraîchissante sur les damnés prisonniers des flammes de l'Enfer. Cette figure, vêtue d'une longue robe aux draperies volantes, est mise en mouvement : elle marche sur la pointe des pieds pratiquement en apesanteur. Son visage, dépouillé de tout artifice, est tourné vers le Ciel pour implorer le pardon divin. Le jaune vif de son corsage rappelle la lumière céleste. La jeune femme s'impose ainsi comme une figure positive, à l'inverse de l'archange Michel qui, au moment du Jugement dernier, menace les damnés de son épée et les précipite, protégé par son bouclier, dans le feu ardent de l'Enfer. Dans l'angle inférieur droit, trois petits personnages nus, les mains levées au ciel, surgissent de la gueule ouverte d'un monstre aux dents acérées. Ils symbolisent les âmes souffrantes brûlant dans la gueule du Léviathan conformément aux représentations du Jugement Dernier diffusées entre le 16e siècle et le 18e siècle. A l'arrière-plan, du côté gauche, un petite porte donnant sur un jardin apparaît dans un léger flou atmosphérique. Elle assure l'équilibre des masses et pourrait symboliser la porte du Paradis. Le tableau s'organise autour d'une ligne de force en diagonale reliant, de gauche à droite, les éléments phares de la composition et d'une ligne d'opposition verticale entre la femme, fine et claire, et le monstre, massif et sombre. Cet agencement, savamment étudié, induit la supériorité du bien sur le mal.
Typologie de la protection : inscrit au titre objet
Référence à une notice Merimée : https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00080166
Indexation iconographique normalisée : allégorie : foi
Siecle de création : 1ère moitié 17e siècle
Statut juridique du propriétaire : propriété de la commune
Titre iconographique : Espérance (L')
Commune forme editoriale : Pontoise
Typologie du dossier : dossier individuel